Calculateur de macros : protéines, glucides, lipides dans le bon ordre, sur tes mesures réelles
Les pourcentages fixes « 40/40/20 » ont un défaut caché : ils répartissent des calories qu’ils ne connaissent même pas. La bonne méthode a un ordre : d’abord tes protéines (sur ta masse maigre), puis tes lipides (le plancher hormonal), et les glucides prennent le reste de TA dépense réelle, calculée sur tes mesures et tes pas. C’est ce que fait ce calculateur, sources à l’appui.
La méthode en trois temps, celle des références du domaine (Helms 2014, Kerksick 2018) : les protéines d’abord, sur ta masse maigre ; les lipides ensuite, en plancher (20 à 30 % de tes calories, ils portent tes hormones) ; les glucides enfin, qui prennent toutes les calories restantes pour nourrir ton entraînement. Pour un homme de 75 kg à 15 % de gras qui sèche, ça donne environ 172 g de protéines, 168 g de glucides et 50 g de lipides. Calcule ta répartition exacte ci-dessous.
02 · CalculateurCalcule ta répartition de macros en grammes
Tes mesures, tes pas, ton objectif : le calculateur reconstruit ta dépense hors sport (BMR sur masse maigre + NEAT de tes pas + TEF, les mêmes formules que notre calculateur TDEE), applique ton objectif, puis répartit dans l’ordre : protéines sur ta masse maigre, lipides à 25 % des calories, glucides sur le reste. Tes séances (EAT) s’ajoutent par-dessus : les jours d’entraînement, ce sont les glucides qui montent. Bodyfat inconnu ? Passe par notre calculateur de masse grasse.
Tes mesures
Estimation pédagogique basée sur les recommandations publiées (Helms 2014 ; Morton 2018 ; Kerksick 2018). Ce calculateur n’est pas un outil de diagnostic et ne remplace pas un avis médical.
Le BodyScan IA de Lean le mesure en 5 secondes avec une simple photo : bodyfat, masse maigre et masse grasse, directement depuis ton téléphone.
Deux options : notre calculateur au mètre ruban (2 minutes, gratuit), ou le BodyScan photo ci-dessus. En attendant, laisse le curseur sur une valeur approchée : mieux vaut un bodyfat approximatif qu’une répartition au doigt mouillé.
03 · La sciencePourquoi l’ordre des macros compte plus que leurs pourcentages
Un macro se fixe, un macro se protège, un macro s’ajuste. Dans cet ordre.
Les répartitions en pourcentages fixes, le fameux « 40/40/20 », ont deux défauts structurels. D’abord elles s’appliquent à un total calorique qu’elles ne calculent pas : 40 % d’une dépense fausse restent faux. Ensuite elles traitent les trois macros comme interchangeables, alors qu’ils n’ont ni le même rôle, ni la même urgence.
La hiérarchie qui fait consensus chez les références du domaine (Helms 2014 pour la préparation, Kerksick 2018 pour la revue ISSN) tient en trois temps. Les protéines d’abord : elles se fixent en grammes sur ta masse maigre, pas en pourcentage, parce que leur rôle (construire et protéger le muscle) ne dépend pas de ton total calorique. Les lipides ensuite : ils portent ta production hormonale ; sous 20 % des calories durablement, on joue avec le feu, d’où un plancher à 20-30 %. Les glucides enfin : tout ce qui reste. Ce ne sont pas des « restes » au sens péjoratif : c’est le carburant de tes séances, et c’est précisément parce qu’ils sont la variable d’ajustement qu’ils encaissent le déficit en sèche et le surplus en prise.
Ce calculateur ajoute la brique qui manque partout ailleurs : le total calorique de départ est reconstruit sur tes mesures (BMR sur masse maigre, NEAT sur tes pas réels, TEF), pas sur une case d’activité cochée un jour d’optimisme. Les mêmes formules que notre calculateur TDEE, la cohérence est vérifiable d’une page à l’autre.
Où ça se range dans l’équation ? Les macros que tu manges déterminent aussi le TEF (4ème brique de TDEE = BMR + NEAT + EAT + TEF) : les protéines brûlent 20 à 30 % de leurs calories en digestion, les glucides 5 à 10 %, les lipides presque rien. Une répartition riche en protéines augmente légèrement ta dépense, et Lean compte cet effet sur tes macros réellement loggés.
Dernier point d’honnêteté : la précision de ta répartition dépend de celle de ta dépense, donc de ton bodyfat et de tes pas. C’est une estimation de départ solide, à ajuster sur tes résultats réels au fil des semaines : le chiffre parfait n’existe pas, la trajectoire mesurée oui.
04 · Trois profils chiffrésLes mêmes corps, du bodyfat aux macros
Les profils de nos calculateurs masse grasse et protéines, menés au bout : leur répartition complète. Reproduis chaque chiffre en entrant les mêmes paramètres ci-dessus.
Elle sèche proprement
Le sportif sec en sèche
Il construit proprement
05 · En pratiqueVivre avec ses macros sans en faire une religion
Une répartition n’est utile que si elle tient dans la vraie vie. Les quatre règles qui évitent 90 % des abandons :
1. Les protéines en priorité absolue
Atteins tes protéines chaque jour, même quand le reste dérape : une source à chaque repas. Glucides et lipides tolèrent l’à-peu-près quotidien, le muscle non.
2. Les glucides autour des séances
Place l’essentiel de tes glucides avant et après l’entraînement : performance en séance, récupération derrière. Les jours off, ils redescendent naturellement.
3. Les lipides sans les traquer
Huile de cuisson, oeufs, poissons gras, oléagineux : le plancher de 20-25 % se remplit sans effort dans une alimentation normale. Surveille juste qu’il ne s’effondre pas en sèche agressive.
4. La précision sur la tendance, pas sur le jour
Un jour à ±20 g ne change rien ; une semaine systématiquement à côté, si. Regarde ta moyenne sur 7 jours, et ajuste par petits pas de 10-15 g.
06 · Mythe vs réalitéLe « 40/40/20 » et la peur des glucides
« Il existe une répartition magique, et les glucides font grossir »
Le « 40/40/20 » (ou sa variante low carb du moment) promet une répartition universelle. Mais un pourcentage ne veut rien dire sans le total : 40 % de protéines pour une personne de 55 kg en maintien et pour un homme de 100 kg en sèche, ce sont deux réalités sans rapport. Quant aux glucides « qui font grossir » : à calories et protéines égales, les études comparatives ne montrent pas d’avantage systématique du low carb sur la perte de gras (revue ISSN, Kerksick 2018). C’est le déficit qui fait perdre, pas la chasse à un macro.
Des grammes hiérarchisés sur TA dépense
La séquence qui tient la route : un total calorique reconstruit sur tes mesures, des protéines fixées sur ta masse maigre, un plancher de lipides pour les hormones, et les glucides qui prennent le reste, à placer autour de tes séances. Ta répartition change quand ton corps ou ton objectif changent, pas quand la mode change.
Le choix low carb reste possible par préférence personnelle (satiété, confort digestif) : tant que protéines et calories sont en place, c’est une question de goût, pas de physiologie. Ce calculateur donne la version équilibrée ; libre à toi de glisser des glucides vers les lipides si tu t’y tiens mieux.
La conséquence pratique : choisis la répartition que tu peux tenir 12 semaines, pas 12 jours. L’adhérence bat l’optimisation, c’est d’ailleurs le premier étage de la Pyramide de Progression dans l’app : adhérence > objectif calorique > le reste.
07 · FAQTout ce que tu te demandes sur les macros
Comment calculer ses macros ?
Dans l’ordre : calcule d’abord ta dépense sur tes mesures (masse maigre, pas réels), applique ton objectif (déficit, maintien ou surplus), puis répartis : protéines en grammes sur ta masse maigre, lipides à 20-30 % des calories, et les glucides prennent tout le reste. C’est exactement ce que fait le calculateur de cette page, avec les formules affichées.
C’est quoi une bonne répartition de macros pour sécher ?
Il n’y a pas de pourcentage magique : en sèche, les protéines montent (2,3 à 3,1 g par kilo de masse maigre, Helms 2014), les lipides tiennent leur plancher de 20-25 % des calories, et les glucides encaissent le déficit. Si tes glucides tombent sous ~1 g/kg, ton déficit est probablement trop agressif : remonte l’objectif plutôt que de casser ta répartition.
Le 40/40/20, c’est valable ?
C’est une commodité mnémotechnique, pas une recommandation scientifique. Deux problèmes : les pourcentages ne veulent rien dire sans le total calorique, et ils déconnectent les protéines de la masse maigre qu’elles doivent nourrir. Cela dit, pour certains profils, le 40/40/20 tombe par hasard près de la bonne réponse : ce calculateur te dit si c’est ton cas.
Les glucides font-ils grossir ?
Non : le surplus calorique fait grossir, quel que soit le macro qui le porte. À calories et protéines égales, les comparaisons low carb vs high carb ne montrent pas de différence systématique de perte de gras (Kerksick 2018). Les glucides ont même un rôle clé pour l’entraînement : performance, récupération, et maintien de l’intensité en déficit.
Faut-il des jours avec plus de glucides ?
La version simple et robuste : ajoute tes calories de séance en glucides les jours d’entraînement, et reste sur ta base les jours off. Le « cyclage » plus sophistiqué (jours hauts/bas planifiés) peut aider l’adhérence de certains, mais ne crée pas de magie métabolique : le total hebdomadaire reste le juge.
Combien de lipides minimum par jour ?
Le repère pratique : ne descends pas durablement sous 20 % de tes calories (Helms 2014), soit environ 0,5 à 0,6 g par kilo de poids pour la plupart des profils. Les lipides portent la production hormonale et l’absorption des vitamines liposolubles : c’est un plancher de santé, pas une variable d’optimisation.
Pourquoi mes séances ne sont-elles pas dans le calcul ?
Parce qu’elles varient trop d’un jour à l’autre pour vivre dans une moyenne. Le calculateur donne ta base hors sport (BMR + NEAT + TEF) ; tes séances (EAT) s’ajoutent par-dessus, en glucides, les jours où elles ont lieu. C’est plus précis qu’un multiplicateur qui lisse ta semaine, et c’est exactement comme ça que l’app compte : chaque séance trackée s’ajoute au jour où elle existe.
Dois-je peser tous mes aliments ?
Au début, peser les sources principales (féculents, viandes, matières grasses) pendant 2-3 semaines calibre ton oeil : ensuite, scan et estimations suffisent pour la plupart des repas, avec une pesée de recalibrage de temps en temps. La précision au gramme n’est nécessaire que sur les protéines et en toute fin de sèche.
Mes macros changent-ils si mon poids change ?
Oui, doublement : ton poids et ta composition bougent (donc masse maigre et protéines), et ta dépense bouge avec (donc calories et glucides). Recalcule toutes les 3-4 semaines, ou laisse l’app le faire en continu : c’est un de ses rôles, BMR recalculé sur le bodyfat mesuré et objectif ajusté chaque jour.
Ce calculateur donne-t-il une prescription exacte ?
Non : un point de départ solide, fondé sur les consensus publiés et tes mesures. L’optimum individuel s’ajuste sur tes résultats réels (poids, bodyfat, performance) au fil des semaines. Et comme toujours : en cas de pathologie ou de doute médical, demande un avis professionnel avant de changer ton alimentation.
Sources scientifiques
- Helms ER, Aragon AA, Fitschen PJ. Evidence-based recommendations for natural bodybuilding contest preparation: nutrition and supplementation. J Int Soc Sports Nutr. 2014;11:20. PubMed 24864135.
- Kerksick CM, Wilborn CD, Roberts MD, et al. ISSN exercise & sports nutrition review update: research & recommendations. J Int Soc Sports Nutr. 2018;15(1):38. PubMed 30068354.
- Morton RW, Murphy KT, McKellar SR, et al. A systematic review, meta-analysis and meta-regression of the effect of protein supplementation on resistance training-induced gains in muscle mass and strength. Br J Sports Med. 2018;52(6):376-384. PubMed 28698222.
- Phillips SM, Van Loon LJ. Dietary protein for athletes: from requirements to optimum adaptation. J Sports Sci. 2011;29 Suppl 1:S29-38. PubMed 22150425.
- Ainsworth BE, Haskell WL, Herrmann SD, et al. 2011 Compendium of Physical Activities: a second update of codes and MET values. Med Sci Sports Exerc. 2011;43(8):1575-81. PubMed 21681120.


